6.29.2015

{cv en ligne}

"D'abord le corps. Non. D'abord le lieu. Non. D'abord les deux." S. Beckett


Des publications, 

2017 À l'approche, éditions du Chemin de Fer
2015 Ni enfant, ni rossignol, éditions Joca Seria
2014 Marcher dans Londres en suivant le plan du Caire, éditions Publie.net
2014 Les yeux fermés, les yeux ouverts, éditions du Chemin de Fer (photographies de Francesca Woodman)
2010 Les Zones Ignorées, éditions du Chemin de fer (encres de Gilles Balmet)
2008 Les Sédiments, éditions Publie.net.

.Textes dans les revues "D’ici Là", "Exemplaires n°1" & web radio "L'air Nu".
.Textes en échanges sur des blogs d'auteurs, "Les vases communicants".


Projet de thèse mention Recherche et Création littéraire
2016 "Mobilité, déplacement et déambulation comme formes-sens dans la littérature contemporaine". 
Université de Cergy-Pontoise (contrat doctoral), sous la direction conjointe de Violaine Houdart-Mérot, professeure de littérature et responsable du Master de Création Littéraire à l'UCP, et de François Bon, écrivain, intervenant en Recherche et Création Littéraire à l'ENSAPC. 

Mémoire Création Littéraire
2016 "Déplacements. Du paysage traversé à la traversée de l'écriture"
Mémoire de Master 2 de Recherche & Création en littérature, mention Très bien, Université de Cergy-Pontoise.


Des rencontres, des lectures publiques,

2018 (sept)  Les étudiants de 1ère année de L'Ecole Estienne s'empraent de Marcher dans Londres... pour produire un 16 pages à partir de fragments du texte poétique : travail en reliure, typographie, gravure, illustration.
2017 (janvier) Lecture dans le cadre de l'évènement "In situ / Incipit", initié par Mathilde Roux et Philippe Aigrain, à la galerie Six Elzévir, Paris 3ème.
2016 (décembre) Rencontre avec les étudiants de Master Lettres autour de l'écriture numérique et du livre Marcher dans Londres en suivant le plan du Caire, organisée par Nathalie Rannou, enseignante à l'Université Rennes II.
2016 (juin) Lecture déambulatoire dans le cadre du marché de la poésie, avec Philippe Aigrain et Guillaume Vissac et les éditions Publie.net.
2016 (janvier) Lecture et projection à l'invitation du collectif "L'aiR Nu" en résidence numérique à Veneux-les-Sablons.
2015 (juin) Intervention avec François Rannou autour de Marcher dans Londres en suivant le plan du Caire, paru chez Publie.net, dans le cadre du colloque "Livre enrichi, enjeux de création, réception, médiation" à l'Université Rennes 2.
2015 (mars) Lecture à l'école des Beaux-Arts de Caen-Cherbourg dans le cadre de l'évènement "Poésie et Arts Plastiques", à l'invitation d'Alexandre Rolla et de Laurent Buffet.
2015 (mars) Lecture et rencontre au salon "Nau Belles Rencontres", Le Pouliguen à l'invitation de Frédérique Mannin.
2014 (avril) Lecture dans l'exposition "Territoires des possibles", collages de Mathilde Roux, Paris.
2010 (septembre) Lecture et rencontre aux Rencontres littéraires de Tréguier, avec les éditions du Chemin de Fer.
2010 (août) Lecture et rencontre au salon du livre et de la nouvelle de Forcalquier, avec les éditions du Chemin de Fer.
2010 (mai) Lecture et rencontre au festival du livre de Saint Quentin : "La ville comme espace littéraire".
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Des cours, des interventions,

2017-2018 Ateliers d'écriture autour des écritures poétiques, Master 2 Création Littéraire, Université de Cergy-Pontoise.
2016-2018 Cours "Enjeux du numérique", découverte des blogs d'auteurs et écritures multimédias, Master 2 Lettres, Université de Cergy-Pontoise.

2017 (juin) Communication journée d’études « Ecriture & Image" : "Marcher dans Londres en suivant le plan du Caire, écrire dans l’intermédialité », Laboratoire Agora, UCP.
2017 (avril) Participation au séminaire : « ICI OU LÀ, la question des mobilités dans les arts», réseau transfrontalier d’art contemporain, Le Vecteur, Charleroi.
2017 (mars) Animation d'une rencontre avec l'écrivain Emmanuel Ruben : "Frontières géographiques et littéraires", Université de Rennes 2, association ad hoc Cellam.
2016 (décembre) Communication autour du travail de l'écrivain Olivier Hodasava : "Du blog Dreamlands au livre Eclats d'Amérique, les changements de supports et leurs effets dans les processus d'écriture et l'élaboration du récit", laboratoire de recherche AGORA, UCP.

2005-2014 Enseignante en arts visuels, collèges, Seine-Saint-Denis
2012-13 Conception de l'exposition "Histoires de Lectures", pour la CCAS de l'énergie - Action Lecture
2002-2005 Artiste intervenante auprès du centre culturel de Sucy-en-Brie, avec les collections contemporaines du FDAC du Val de Marne
2001 Artiste intervenante pour la fondation 93, projet "art et science"
2000 Artiste intervenante pour l’Office départemental de développement Culturel des Côtes d’Armor
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Des œuvres plastiques & des installations,

2015 (sept/oct) Exposition des dessins à la "Librairie & Curiosité", Quimper.
2013 projection vidéo "Les Ilots", festival du livre de la jeunesse de Cherbourg
2012 "Les Yeux Fermés", exposition dessin/vidéo, galerie du Buisson, comm. Claire Renier- Barbara Tannery, Paris
2008 "Atmosphères", exposition vidéo/photos de Christl Lidl, ODDC, Côtes d’Armor
2005 "Histoires", exposition vidéo, ODDC, Saint-Brieuc
2003 "Mobilé", sculpture in situ, pour un jardin paysagé par Erwan Tymen, Finistère
2002 "Rivages", installation in situ, pour une exposition collective dans le paysage, Côtes d’Armor
2001-2003 "U/topiques", commande publique de la ville de Morlaix
2000 "Champ Libre", exposition sculptures, Musée de la Cohue, Vannes
1999 "Là-ailleurs", installation in situ à la Villa Rohannec'h, exposition Intérieur/Extérieur, Saint-Brieuc
1997-1999 "Les Abris", installation in situ pour le littoral, Côtes d’Armor
1996 "En Face", performance avec Awena Cozannet

2014-2015 Résidence d'écriture avec l'association "L'Esprit du Lieu", Arnaud de la Cotte, autour du lac de Grand-Lieu (Pays de Loire).
2002 Atelier en résidence, Rennes Métropole
1999 Atelier en résidence « Le partage des eaux », Gironde

6.23.2015

Quelque chose qui est le visible et son tourment




"Il faut avoir infiniment ralenti pour constater cela. Les enroulements, les poussées, les reptations. Jour après jour la quantité des herbes qui sortent de terre. La berge et l'eau qui verdissent ensemble. Le garçon adolescent suit les transformations et ses yeux s'agrandissent. Ses cheveux ont poussé. Ils s'attache à repérer ce qui change et à reconnaître ce qui demeure comme le bruit de l'eau qui coule, n'en finit pas de couler. Son cœur enfle. Cette profusion qui colonise chaque centimètre carré remplit son corps, ses mains, son ventre, sa bouche. Il ne peut plus tout contenir, roule sur la terre, enfouit son visage dans l'odeur des herbes. Il est neuf lui aussi, à nouveau éveillé, sorti de terre, tendre et fragile. Très fragile, très vert. Il palpe la douceur du sol avec ses joues. Approche du vertige, s'étourdit.(extrait de "Ni enfant, ni rossignol")

Le travail associé à la résidence de Grand-Lieu entre 2014 et 2015 s’achève. Un texte et des dessins seront publiés en novembre aux éditions Joca Seria.
J'arrivais avec Fernand Deligny, ses lignes d'erre, le film "Ce gamin-là". 
J’arrivais avec Claude Monet, la très belle biographie de Marianne Alphant, « Une vie dans le paysage ».
Je voulais m'attacher au lieu, par l'écriture et le dessin. Parler du corps et du paysage, d'un indissociable entre corps et paysage. 
Je découvre tout ce qui s'est inséré dans le texte maintenant que la rédaction est achevée, ou plutôt je découvre que Tout s'y est inséré. J'ai déjà écrit un article sur ce Tout : "Je sais qu'on ne peut pas tout embrasser mais il me plaît de dire TOUT...". C'est le désir que le texte devienne le produit d'une expérience, ce condensé. Que les rencontres, les images, les choses vues, lues et entendues le constituent.

"Nous ne sommes pas séparés de la vie au milieu des buissons et des choses communes"écrit Henry Bauchau. "Nous sentons la peau de l'air et pourtant nous demeurons séparés"écrit André Du Bouchet.
Cette empathie première, je la renvoyais à l'enfance et à l’art.
Mon texte parle depuis le lieu du lac de l’idée de nature. Enfants, adolescents, danseurs, personnages mythologiques ou promeneurs, tous en sont les acteurs.

Dans un colloque sur la science et le sensible, Georges Didi Huberman parle de la lumière des lucioles par opposition à la lumière des projecteurs. Il parle de la visibilité médiatique qui fait du “regardant, celui qui surplombe le regardé”, par opposition à une autre vision, celle de Merleau-Ponty, d'un corps voyant qui s'ouvre au corps visible dans le même temps qui celui-ci est ouvert, par le regard, par le désir. Il parle de la dimension érotique de la perception. 
J'écoute Didi Huberman et je retrouve mon idée de non-séparation, c'est à dire de connivence. Une relation impliqué, affective, avec le monde.

Depuis le début c'est ce sillon que je creuse. Au centre il y a la question de la perception. "Une pulsation, dit Merleau-Ponty cité par Didi Huberman, qui va de l'être à l'expérience et de l'expérience à l'être. Et qui amène Merleau-Ponty à penser quelque chose comme un baiser, un acte des lèvres adressé au visible et dans le visible."

“Quelque chose qui est le visible et son tourment”, note elle-même Marianne Alphant en parlant de Claude Monet. 

"Sur l'îlot minuscule, l'adolescent si bien caché regarde le reflet du ciel. La mousse, près de l'écran d'eau douce, transpercée par les joncs. Joute des joncs dans l'eau. Pendant que les poissons collent leurs bouches à la peau de ses doigts. Vision où défilent des nuages chargés de feuilles neuves, très pâles. Ses yeux s'emplissent de buées. Les nuages s'amarrent, s'émoussent, se transforment. Se divisent, s'éparpillent. L'œil s'y perd, n'y reconnaît pas son chemin, n'y cherche rien, s'abreuve du fugace, de l'aperçu, de la fragilité des formes. Voir, c'est comme boire, comme avaler, le garçon adolescent est enivré, complètement repu." (extrait de "Ni enfant, ni rossignol")


nénuphars, dessin au crayon à partir des croquis
de résidence ©VG

Narcisse, fresque à Pompéi
























La ville et l'eau

"Ecrire la ville au bord de l'eau", un atelier d'écriture le long du canal de l'Ourcq, par Claire Lecoeuravec "Marcher dans Londres en suivant le plan du Caire".

« On rêve avant de contempler. Avant d’être un spectacle conscient tout paysage est une expérience onirique »,  écrit Gaston Bachelard dans L’eau et les rêves, ouvrage qui donne son nom à la péniche librairie que nous croisons, au fil de l’eau. 
Claire Lecoeur

« C’est une ville, elle a des frontières visibles et des frontières invisibles. On fait un pas de plus pour voir jusqu’où on a le droit d’avancer. » (Marcher dans Londres en suivant le plan du Caire)

/le site des ateliers Claire Lecoeur

6.22.2015

39 les bougés-paysages


Les bougés-paysages vite débités, mal saisis, en plein vent, désirés, flous, entr'aperçus, ondulants, déployés, sauvages, obscurcis, chevelus, friables, collés au ciel où l’on s’enfonce. Et les à pic devant quoi on est bien forcé de s’arrêter.


6.10.2015

38. longtemps j'ai cru chacun de mes choix provisoire

Longtemps j'ai cru chacun de mes choix provisoire chacune de mes habitations momentanée comme s'il y avait dans une seule vie une réserve inépuisable d'avenirs dépliages qui je le crains s'amenuisent faut-il me résoudre au durable ?

6.02.2015

37 à cette extrémité


À cette extrémité à cette terminaison mais long le jour et remonté le temps et poussée vers (fin du paysage) ce qui reste  luxueuse la lumière !

6.01.2015

36 être à la fois


Etre à la fois le pain l’enfant et la forêt le repas des oiseaux le lanceur de miettes le labyrinthe écrire est une réponse à la question que vous ne posez pas.